Un match de foot c'est bien quand c'est pas encore commencé, parce qu'on est impatients.
C'est sympa l'avant-match. Le moment où on se dépêche d'aller vider sa vessie. Où on appelle tous les potes pour s'assurer qu'ils sont bien devant le poste. Où on se dit "ah il faut qu'ils
le gagnent celui-là", "purée ils vont pas mettre ce gardien, rassure-moi ?" ou encore "Où est-ce que t'as mis les chips ?".
Et là arrive le moment de la présentation des équipes. Le moment où on est scotché à l'écran.
Mouais, les présentations, le plus compliqué en clair. Le moment où l'entraîneur se met à nu. Certains ont été guillotiné pour moins que ça. Mais en général c'est ce qui fait pencher la
balance. Choix merdiques, entraîneur merdique.
Pourtant il en faut de la franchise pour évoluer dans ce métier. Mais dans le foot malheureusement, il faut pas trop la montrer. Parce qu'il suffit d'un mot de travers pour te mettre un pays à
dos.
Moi ca m'attriste un peu. C'est vrai que le foot se dégrade, et les mentalités par la même occasion. Rien à voir avec les cris de singes, la corruption, le dopage, rien à voir, promis.
C'est juste que moi je suis rêveuse, et aussi un peu chiante. Donc j'ai envie de remettre les choses au clair.
La parité est de mise dans les grandes entreprises, au cinéma, dans la musique, dans l'audiovisuel.
Et le sport dans tout ça ? Et le foot ? Ca mérite bien qu'on se pose la question non ?
Ca commence à enquiquiner, le stéréotype du mec affalé devant son match de foot sur Canal Plus, le dimanche soir, pendant que sa chérie, sa femme, son casse-croute, sa chouchoute, est elle dans
la télé de la chambre en train de regarder Les Experts.
Non non je ne suis pas amère, juste réaliste. Et ya rien de pire que les clichés. Aucun obamanisme dans mes propos, aucun féminisme non plus. Je propose juste de voir l'actu du foot sous un angle
différent, nouveau, décalé même.
J'ai pas la prétention de vouloir changer les mentalités, juste celle de vous donner l'occasion d'être d'accord, pas d'accord, touchés, émus, morts de rire, sceptiques, en colère. Parce que
ca aussi c'est le foot. Une vague de ressentis. Aussi intenses qu'un but de Zizou en finale de la Coupe du Monde 1998.
Donc je vous mettrais des ressentis. Des constats Des coups de coeur. Des coups de gueule. Et vous pourrez réagir, comme vous le sentez.
Et surtout ne pas oublier, comme l'a dit un jour Platini, "Le foot c'est comme le chocolat, que du plaisir..."